Épilation
Cire, laser ou lumière pulsée : comparer les méthodes d'épilation
L’épilation fait partie de la routine de nombreuses femmes et de plus en plus d’hommes. Entre le rasoir du matin, la cire chez l’esthéticienne et les techniques dites définitives, les possibilités ne manquent pas. Chacune a ses avantages, ses inconvénients et son budget. Ce guide passe en revue les principales méthodes pour vous aider à choisir celle qui correspond à votre peau, à votre pilosité et à votre mode de vie.
Le rasoir et la crème dépilatoire
Ces deux méthodes coupent ou dissolvent le poil à la surface de la peau, sans toucher à la racine. Elles sont rapides, indolores et peu coûteuses. Leur inconvénient principal : la repousse est visible au bout de un à trois jours. Le rasage peut aussi provoquer des irritations, des petits boutons ou des poils incarnés, surtout sur les zones sensibles. Pour limiter ces désagréments, utilisez une lame propre et bien affûtée, rasez dans le sens du poil et appliquez ensuite un soin apaisant sans alcool.
Les crèmes dépilatoires contiennent des substances chimiques qui peuvent irriter. Il est conseillé de faire un test sur une petite zone 24 heures avant la première utilisation.
La cire
La cire arrache le poil avec son bulbe. Résultat : une peau douce pendant trois à quatre semaines, et des poils qui, avec le temps, repoussent souvent plus fins. On distingue plusieurs types de cire :
- La cire chaude ou tiède, appliquée à la spatule puis retirée avec ou sans bande. Elle convient bien aux zones étendues comme les jambes.
- La cire « traditionnelle » sans bande, qui enrobe le poil en refroidissant. Elle est souvent préférée pour le maillot et les aisselles, car elle adhère moins à la peau.
- Le sucre ou la pâte orientale, à base de sucre, d’eau et de citron, qui se travaille à la main.
La cire demande une longueur de poil d’environ un demi-centimètre pour être efficace. La sensation est vive, surtout les premières fois, mais elle diminue souvent avec la régularité. Évitez la cire sur une peau lésée, après un coup de soleil ou en cas de traitement rendant la peau plus fragile, comme certains produits contre l’acné : parlez-en avec votre esthéticienne.
L’épilateur électrique
L’épilateur électrique fonctionne comme une pince qui saisit et arrache plusieurs poils à la fois. Ses résultats sont proches de ceux de la cire, avec l’avantage de pouvoir l’utiliser à la maison. Il demande un peu de patience et n’est pas toujours apprécié sur les zones sensibles.
Le laser et la lumière pulsée
Ces techniques visent à réduire durablement la pilosité. Elles reposent sur le même principe : la lumière est absorbée par la mélanine, le pigment du poil, puis transformée en chaleur qui endommage le follicule pileux.
Le laser utilise une seule longueur d’onde, précise et concentrée. Il existe différents types de lasers (alexandrite, diode, Nd:YAG), adaptés à différents phototypes. Le Nd:YAG, par exemple, est souvent utilisé sur les peaux plus foncées.
La lumière pulsée (IPL) émet un spectre lumineux plus large et moins concentré. Elle est fréquente dans les instituts et dans les appareils à domicile. Elle est généralement considérée comme moins puissante que le laser médical.
Ces méthodes ont plusieurs points communs :
- Elles fonctionnent mieux sur les poils foncés. Les poils blonds, roux, gris ou blancs, qui contiennent peu de mélanine, réagissent mal.
- Il faut plusieurs séances, souvent six à dix, espacées de quelques semaines, car seuls les poils en phase de croissance sont atteints.
- Le résultat est une réduction importante et durable, mais pas toujours une disparition totale. Des séances d’entretien peuvent être nécessaires.
- Il faut éviter le soleil et l’autobronzant avant et après les séances, pour limiter le risque de taches ou de brûlures.
En Suisse, l’utilisation de ces appareils est encadrée. Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance relative à la loi fédérale sur la protection contre les dangers liés au rayonnement non ionisant et au son (O-LRNIS), les personnes qui pratiquent l’épilation au laser ou à la lumière pulsée à titre professionnel doivent disposer d’une attestation de compétences, et certains traitements sont réservés aux médecins. L’Office fédéral de la santé publique publie des informations à ce sujet. N’hésitez pas à demander quelle formation possède la personne qui vous traite.
Combien ça coûte ?
Le prix varie fortement selon la méthode, la zone, la région et le type d’établissement. La cire et le rasoir représentent une dépense régulière, mais modeste à chaque fois. Le laser coûte plus cher par séance, et il faut compter plusieurs séances, mais il permet de réduire les dépenses à long terme. Comme les tarifs vont parfois du simple au double pour une même zone, il vaut la peine de comparer avant de s’engager. Pour se faire une idée, le site OPVergleich.ch publie un comparatif des prix de l’épilation laser en Suisse établi à partir des tarifs affichés par les instituts et les cabinets. Pensez aussi à demander si une séance test et une consultation préalable sont incluses.
Quelle méthode pour quelle zone ?
- Jambes : cire, épilateur ou laser selon le budget et la couleur du poil.
- Aisselles : cire sans bande ou laser, qui donne souvent de très bons résultats sur cette zone.
- Maillot : cire sans bande, réalisée par une professionnelle, ou laser.
- Visage : fil, cire douce ou laser selon la zone. Attention aux poils clairs et au duvet, qui réagissent peu au laser.
- Torse et dos chez les hommes : cire ou laser, en tenant compte de la surface à traiter.
En résumé
Il n’existe pas de méthode d’épilation idéale pour tout le monde. Le rasoir est pratique au quotidien, la cire offre plusieurs semaines de tranquillité, et le laser ou la lumière pulsée permettent de réduire durablement la pilosité, à condition d’avoir des poils foncés et d’accepter plusieurs séances. Prenez le temps de vous renseigner, de demander conseil et de comparer les offres avant de vous décider.